L'alimentation au quotidien

Et si je décide de m’y mettre, quelles précautions ?

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Oui, tu es convaincu-e à 100%, tu veux devenir végétarien, vegan ou encore crudivore. Tu l’annonces avec grande fierté et on te répond : « fais attention ! Es-tu vraiment sûr-e ? Il y a des risques !! J’ai peur pour toi ! ».  Et donc ? Ils exagèrent ou il y a vraiment des précautions à prendre ? Voici quelques idées !

« Je suis motivé-e ! »

Lorsque tu changes ton alimentation par choix personnel  (et non pas à cause d’un problème de santé), prends le temps de t’interroger sur tes motivations profondes. Est-ce seulement un effet de mode ou ce choix incarne-t-il une idéologie plus profonde ? As-tu envie de changer le monde et sauver les animaux ? Ou bien en réalité, tu changes d’alimentation pour contrôler ton poids ? Tu le fais juste pour te montrer à un garçon qui te plait et qui est crudivore ou pour imiter ta meilleure copine végétalienne ?…

Il n’y a pas une motivation plus légitime que l’autre, ne laisse pas les autres te juger par rapport à cela. Cependant, avant de changer ton alimentation, demande-toi « pourquoi » et réfléchis aux implications que cela va engendrer. Tout changement nécessite des efforts et du courage. Si ta motivation est profonde et forte, ce sera plus facile pour toi de soutenir ce choix et de l’assumer devant les autres.

Mon choix et les autres

Manger reste un acte social dans notre société : avec les amis ou la famille on se retrouve souvent autour d’un repas partagé. Si tu as changé tes habitudes alimentaires, plusieurs options existent pour t’adapter. A toi de voir laquelle ou lesquelles te semblent plus ou moins agréables.

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–    Les autres (famille, amis) peuvent être ouverts et compréhensifs, tout va bien alors. Ils s’adaptent à ton changement et ils s’amusent à te préparer un plat en plus, spécialement pour toi. Amusement maximum : ils cuisinent ton plat pour tous les convives :yahoo:!

–    Lorsque les autres ne comprennent pas ton choix et sont inquiets pour toi et ta santé, chaque repas devient une dispute ou un combat pour défendre ton choix. C’est alors toi qui t’adaptes, tu manges après ou avant tes parents ou tu ne vas pas dîner avec tes amis. Tu n’as plus envie d’expliquer tes choix et d’affronter les jugements.

–    Si ton choix alimentaire provoque ton isolement social, tu peux revoir ta position et faire des exceptions à tes restrictions car tes amis restent le plus important pour toi. Tu peux être flexible (on parle alors de « flexitarisme« ).

–    Tu peux aussi rester cohérent, comprendre que les autres sont peut-être juste inquiets pour toi et ta santé, et ignorent tes raisons profondes. Tu pourrais alors prendre le temps de leur expliquer tes arguments, de leur montrer que tu as bien réfléchi et tu t’es bien renseigné-e, que c’est important pour toi et que tu le fais en étant responsable.

–    Si ce n’est pas le cas, tu peux aussi assumer qu’il s’agit juste d’un effet de mode et que tu veux essayer. Il vaut mieux quand-même faire ce choix en connaissance de cause, et non pas juste pour t’opposer ou te différencier des autres. Si par exemple tu retires les protéines animales sans les remplacer par les bons aliments, il peut y avoir des risques pour ta santé.

Esprit critique à gogo !

Le plus important est de garder éveillé ton esprit critique, ta capacité à rester flexible. Tout ce que tu as lu et vu sur le web est à prendre avec précaution.

Vérifie les sources et méfie-toi de ceux qui font du prosélytisme et qui veulent te convaincre à tout prix de devenir végétalien par exemple, en te jugeant ou te dénigrant si tu ne les suis pas. Le plus important est de laisser la liberté à chacun de trouver ses propres motivations et ses propres habitudes alimentaires adaptées à ses convictions, son corps, sa santé, son mode de vie, sa culture. Il est intéressant de discuter et échanger avec les autres, sans les forcer à adapter les mêmes comportements.

Précautions diverses et variées

« Manger végétarien, (ou bio, végétalien, cru etc.) va te coûter une fortune ! ». Attention à cette idée reçue, il faut bien te renseigner. Par exemple si tu achètes des lentilles à cuire à la place d’un plat déjà cuisiné de lentilles, cela ne va pas te coûter cher, même si c’est du bio ! De plus, à l’achat, les fruits et légumes sont moins chers que la viande ou le poisson.

Et la santé dans tout cela ? La plupart des médecins nutritionnistes disent qu’un ado peut être végétarien s’il veille à compenser les manques que cette alimentation produit. Il est donc indispensable de consulter un spécialiste avant de te lancer. Il te donnera des trucs et astuces pour remplacer les nutriments que ton régime « sans » exclue (légumineux et céréales pour remplacer les protéines animales par exemple, vitamine C pour favoriser l’assimilation par ton organisme etc…)

Pour suivre un régime « sans » en toute sécurité, il faut demander l’avis d’un spécialiste professionnel, varier les aliments, adapter le régime à ton corps et ta vie, et surtout rester flexible et critique.

Bon appétit !

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