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Comment parler à son psy?

« Je n’arrive pas à parler à mon psy » ; « j’ai peur qu’il en parle à mes parents ou de le décevoir si je lui dis que je ne vais pas bien ». On parle ensemble du rôle du psychologue, des blocages, des craintes et des questions qu’on peut avoir quand on est suivi par un psy !

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Pour commencer, c’est quoi le rôle d’un psychologue? 

Tu es peut-être un peu perdu.e entre psychologue, psychiatre, etc. C’est normal, et on va clarifier ensemble ce qu’est (et n’est pas) le rôle du psychologue. 

Le psychologue est avant tout un professionnel de l’écoute. Son rôle est d’écouter les personnes qui en font la demande. Il est formé au fonctionnement du cerveau et des émotions. Il n’est pas là pour te juger, te punir ou te gronder. 

Ce que tu dis à ton psychologue reste confidentiel : il respecte le secret professionnel, sauf si tu es en situation de danger. Et non, il ne lit pas dans les pensées : il a besoin que tu lui parles, il te posera des questions et te guidera, mais c’est toi qui décides de ce dont tu veux parler. C’est avant tout un espace pour toi😉 

Pour faire la différence : le psychiatre, lui, est un médecin. Il peut poser un diagnostic et prescrire des médicaments. Parfois, on peut avoir besoin des deux, car ils sont complémentaires.   https://www.filsantejeunes.com/cest-quoi-la-psychiatrie-7005 

Enfin, pas besoin d’aller « au plus mal » pour consulter un psychologue. Tu n’as pas besoin d’avoir un trouble ou de vivre une catastrophe.
Si tu te poses des questions, si tu ressens le besoin d’avoir un espace à toi pour parler, prendre du recul, ou parler à quelqu’un de neutre en dehors de ta famille ou de tes amis, alors tu es totalement légitime pour aller voir un psy👍 

 Comment se construit la relation avec ton psychologue ?  🤔

Au début, ça peut faire un peu peur de parler de ses problèmes ou de ses secrets à quelqu’un qu’on ne connaît pas. Les premières séances peuvent être un peu bizarres, et c’est normal.  

Avant tout, il faut créer une relation de confiance.  Il faut souvent plusieurs séances pour se sentir à l’aise et commencer à parler de choses difficiles ou douloureuses, surtout si la prise de rdv vient de tes parents comme cela peut être parfois le cas. 

Peut-être que tu ne comprends pas leur décision, mais s’ils pensent que tu en as besoin, c’est pour t’aider. Et rappelle toi : le psy n’est pas du côté de tes parents, il est du tien. Ça reste ton espace. 

Parfois, même après plusieurs séances, le courant ne passe pas, et c’est ok. Comme avec n’importe quel professionnel, ça peut arriver. N’hésite pas à en parler à tes parents et essayer avec quelqu’un d’autre ce n’est pas parce que ça n’a pas marché une fois que ça ne marchera jamais!

 J’ai peur de la réaction de mon psychologue si je lui dis que ça ne va pas.  

Le psy, ce n’est ni ton parent ni ton prof. Vois ça comme une bulle à part, en dehors de la maison et de l’école. Parler de ses problèmes à son psy, ce n’est ni gênant ni honteux. Tu peux aborder les sujets que tu penses les plus « bizarres » ou « tabous » : sexualité, idées noires, scarifications… Il ne sera pas non plus déçu si tu rechutes ou si tu as l’impression de ne pas avancer : tu n’es pas là pour lui faire plaisir. C’est son métier, il a l’habitude. 

« L’autre jour, mon psy m’a dit un truc que je n’ai pas compris, qui m’as mis mal à l’aise »🫨.  Ton psy ne va pas se vexer si tu n’es pas d’accord avec lui ou si tu ne comprends pas un mot, une réflexion, qu’il t’a dit. Le travail se fait ensemble : on parle d’« alliance ». Vous êtes comme des partenaires dans ce travail, plus tu dis les choses, plus ça l’aide à t’aider. 

Parfois, on n’ose pas tout dire de peur qu’il en parle aux parents ou qu’il propose une hospitalisation. Le psy est tenu au secret professionnel cependant s’il y a une situation de danger, il peut en parler à tes parents, mais avec toi et pour te protéger, en trouvant les bons mots. Et si un jour une hospitalisation était nécessaire, ce ne serait jamais décidé derrière ton dos : on en discute, on prend le temps, et ce n’est pas une punition. 

Tu peux aussi avoir peur qu’il ne te croie pas, par exemple, si tu abordes certaines choses plus tard dans ton suivi. Mais ton psy respecte ton rythme et ta temporalité. Tout ne peut pas être dit tout de suite, et tu as le droit d’en parler quand tu te sens prêt·e. Il n’est pas là pour vérifier si tu dis la vérité non plus, mais pour travailler avec ce que tu lui dis. Mentir, ce n’est pas grave, c’est juste que ça peut t’empêcher d’avancer. Et tu peux même lui dire que tu n’arrives pas à être honnête : ça peut aussi faire partie du travail. 

 Ça fait déjà 3 fois que je vois mon psy et rien n’a changé ?  

Parfois, on s’imagine que le psy va tout deviner et tout régler en quelques séances… mais ce n’est pas comme ça que ça fonctionne. Comme écrit plus haut, créer une relation de confiance prend du temps, donc ce n’est pas en 2 ou 3 séances que tout ira mieux. Parfois il y aura des hauts et des bas parce que tu vas te confronter à tes souffrances et tes difficultés mais tu seras en sécurité pour aborder tout ça. Ce qui compte vraiment, c’est la régularité et de se laisser du temps. 

Pas à pas, avec ton psy, tu vas identifier tes questions, tes souffrances et tes envies. Petit à petit, tu apprends à mieux te connaître et à mieux te comprendre. 🙂

Et si tu te dis : « J’ai déjà essayé les psys, ça ne change rien », sache que même si tu ne t’en rends pas compte tout de suite, tu avances quand même. Le chemin se fait doucement, mais il se fait. 

 “C’est plus simple de discuter en ch@t de façon anonyme”  

Si tu n’as pas de suivi, si ton psy est en vacances, ou si tu as une question précise, les lignes d’écoute peuvent être une aide. Tu peux y parler avec un professionnel, prendre le temps d’échanger sur ta situation et, parfois, être orienté.e. 

Mais si tu as déjà un psy, discuter en ch@t peut sembler plus facile que de lui parler directement… sauf que ça peut aussi t’éviter d’avancer sur ton problème. Parler de ce que tu ressens, c’est important, mais multiplier les interlocuteurs à côté de ton suivi peut parfois te bloquer et te perdre plutôt que t’aider.  

Tu peux même lui écrire une petite lettre si tu as du mal à exprimer certaines choses à l’oral !  

 On espère que tu te sens un peu plus armé.e pour parler à ton psy ! 😊 

Tu peux aussi appeler Fil Santé Jeunes si tu as besoin d’un conseil, si tu veux clarifier ton ressenti ou si tu as besoin d’aide. Nous prendrons le temps de t’écouter et de t’aider à penser ce que tu vis au 0805 835 836, tous les jours de 9h à 23h, 7j/7 ou/et par chat de 9h à 22h.

Prends bien soin de toi 🙂.

L’équipe de Fil Santé Jeunes.

 

Ces articles peuvent t’intéresser si tu veux en savoir plus: 

 https://www.filsantejeunes.com/c-est-quoi-aller-voir-un-psy-5984 

https://www.filsantejeunes.com/les-differents-psy-5774 

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