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Publié le , Modifié le 28 juin 2018

La grossophobie

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Littéralement la grossophobie c’est le dégoût des personnes en surpoids : les « gros ». Ce terme de grossophobie est assez récent, il a été créé dans les années 90.
La grossophobie c’est l’ensemble des discriminations (rejet, mépris, hostilité…) subies par les personnes grosses. La grossophobie, comme toutes les discriminations, impacte directement la vie, la carrière, la santé des personnes qui en sont victimes.

Une discrimination

La grossophobie est une discrimination au même titre que le racisme ou le sexisme. En effet on peut lire dans le code pénal : « constitue une discrimination, toute distinction opérée entre les personnes à raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur apparence physique (…) ».

Cette discrimination se manifeste sous plusieurs formes. Elle peut être intériorisée par les personnes concernées, cela veut dire que les personnes en surpoids s’auto-dévalorisent, ressentent de la honte de soi, de la culpabilité.

La grossophobie peut aussi se manifester dans les relations via des insultes, du harcèlement, des injonctions à maigrir.

Enfin cette discrimination est véhiculée par les stéréotypes que l’on attribue aux personnes en surpoids : paresse, lenteur, manque d’hygiène, mauvaise santé, gloutonnerie…
Pour vous donner un exemple, selon l’Organisation Internationale du Travail, les femmes obèses sont 8 fois plus discriminées à l’embauche que les autres. Quant aux hommes ils le sont 3 fois plus.

Pourquoi juger le corps des autres ?

A l’adolescence on ne se sent pas toujours bien dans son corps : trop gros, trop grand, pas assez de fesses, trop de poils… On a tendance à scruter son corps et celui des autres sous toutes les coutures. Ainsi la silhouette des personnes obèses provoque parfois une curiosité malsaine. Mais pourquoi juge-t-on le corps des copains et copines ? Parce que le physique c’est la première chose qu’on voit chez l’autre !

Sans doute aussi pour se rassurer. En effet se moquer des gros c’est oublier son corps pendant quelques minutes et se sentir valorisé de ne pas appartenir à cette « catégorie ».

C’est une manière de rejeter ce qu’on ne voudrait pas être. Par peur de devenir gros on devient agressif envers ces personnes.
On a tendance à critiquer ce qui diffère des idéaux et de la norme que nous propose la société.

La grossophobie au quotidien sans qu’on s’en rende compte :

Dans nos gestes, nos attitudes, nos phrases on est presque tous plus ou moins grossophobes malgré nous. Qui n’a jamais dit sur le ton de la plaisanterie : « bouge tes grosses fesses », qui dans le bus, n’a jamais eu le réflexe de se ratatiner sur son siège lorsqu’une personne corpulente vient s’asseoir, qui n’a jamais pensé qu’une personne en surpoids ne devait pas se faire plaisir en mangeant une glace ou un burger ?… Et que dire de vos potes qui s’interpellent entre eux par un « wesh gros » ? Bref, que ce soit pour rire ou pour juger, nos préjugés ont la peau dure !

Un paradoxe

Selon la Haute Autorité de Santé, aujourd’hui en France 46,5% des adultes sont en surpoids et 20% sont obèses. Cela fait donc beaucoup de personnes susceptibles d’être touchées par ce rejet. Les campagnes de santé publique luttent alors contre le surpoids qui peut avoir un effet néfaste sur la santé. Voilà tout le paradoxe : comment s’attaquer à l’obésité sans stigmatiser les gros ? On pourrait lutter contre l’obésité pas contre les obèses.

En effet, l’obésité est une maladie et les personnes n’en sont pas responsables.

Body positive !

Peut-être que si les rues n’étaient pas inondées de mannequins filiformes ou super musclés et que les Unes des magazines ne se résumaient pas aux régimes « après les fêtes » ou à ceux « avant les vacances » il y aurait moins de grossophobie. Qu’en dis-tu ?
L’image véhiculée par les médias et la mode est celle d’un culte de la minceur.
En luttant contre la grossophobie et le harcèlement des personnes en surpoids dans la rue mais aussi sur les réseaux sociaux on participe à une société moins normative et plus solidaire.
Donnons à voir la diversité des corps !

Si tu veux aller un peu plus loin ou que tu te sens concerné-e par cette discrimination, voici le témoignage radiophonique en podcast d’Ayoub qui a été victime de grossophobie dès l’école primaire : Témoignage d’Ayoub

Cette petite vidéo t’expliquera de façon humoristique ce qu’est la grossophobie :

Et enfin, une association peut t’aider si tu as besoin d’informations et de soutien : www.allegrofortissimo.com

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