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Le bashing : c’est quoi ?

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poing-boxe-bashing« French-bashing », « Hollande-bashing », « Football-bashing »… As-tu déjà entendu ces curieuses expressions ? On en a beaucoup parlé à la télévision et dans la presse, mais le bashing, c’est quoi finalement ?

Définition du « bashing »

Le terme signifie « dénigrement ». En anglais le verbe « bash » veut dire frapper, cogner. Le bashing, c’est se défouler en critiquant, insultant, colportant des rumeurs et mensonges sur quelqu’un, un groupe ou quelque chose. Une personne peut devenir alors la cible de la haine d’un groupe entier. Quand il s’agit du bashing d’une communauté ou d’un peuple, véhiculant des préjugés ou des idées xénophobes, il peut même provoquer des conflits.

Les nouvelles technologies et les réseaux sociaux facilitent ce phénomène car, sous couvert de l’anonymat, les agresseurs n’ont plus peur des représailles.

On parle aussi de « lynchage » qui au départ signifie l’exécution d’une personne par une foule. Dans une situation de bashing, l’exécution ne se fait pas réellement mais symboliquement. Elle consiste à frapper psychologiquement et à humilier quelqu’un ou ses propos pour qu’il n’ait plus de crédibilité, qu’il soit fragile, blessé

Le bashing peut aussi être appelé « lynchage médiatique » lorsque les médias (la presse, la télévision, la radio) se mettent à critiquer une personne publique (politique) avec acharnement, et que les critiques qui lui sont reprochées ne sont pas argumentées ou démontrées… C’est une accusation sans preuves et exagérée. On parle aussi d’un « procès d’intention » qui laisse des rumeurs se répandre.

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Mais pourquoi s’acharne-t-on ?

Le bashing est le résultat d’un effet de groupe : à plusieurs on se sent plus forts pour frapper. Du coup, on peut avoir la sensation que le groupe nous pousse à exprimer la violence qui est en nous.

En chacun de nous il y a ce qu’on appelle des pulsions agressives. On a parfois envie de frapper, tuer, faire disparaître quelque chose ou quelqu’un. C’est normal ;-). En grandissant on apprend à canaliser cette énergie et à vivre ensemble sans se détruire, sinon ce serait le chaos permanent.

Parfois, quand ces pulsions sont trop fortes il nous faut un moyen d’évacuer la pression. Malheureusement il arrive qu’un groupe, pour évacuer cette pression, trouve un « bouc émissaire » sur lequel il va projeter ses frustrations, ses manques, ses sentiments d’injustice… Le groupe s’en sert depuis toujours pour purger tout ce qu’il y estime mauvais. Le problème c’est qu’on oublie que le bouc émissaire est une victime, qu’elle n’a pas mérité notre haine et n’est pas responsable de tout ce qui nous met en colère.

L’effet de groupe et la violence à évacuer font que, dans le bashing, on ne fait pas que porter un unique coup, on s’acharne. On continue même si la victime est « à terre ».

Comment stopper le bashing ?

Quand plusieurs personnes nous agressent il est très difficile de se défendre. Dans un premier temps mieux vaut commencer par se protéger. Il est va de même sur internet. C’est pourquoi il ne faut pas hésiter à signaler les comptes des réseaux sociaux pour que les insultes ou les mensonges soient supprimés.

Il ne faut pas rester seul dans cette situation. Parler, donner sa version des faits et aller chercher de l’aide auprès des parents, des professeurs, des amis, et même des services de police peut être nécessaire. Des professionnels des violences sur internet peuvent aider comme Net Écoute ou le site du Ministère de l’Intérieur qui traque tous les contenus illicites d’internet : www.signalement.gouv.fr.

Se donner le temps de réfléchir, de penser, avant de se lancer dans un mouvement de groupe contre quelqu’un ou contre des idées. On a le droit de ne pas être d’accord et d’exprimer sa colère mais elle ne doit pas nous aveugler 😉 .

A lire pour réfléchir sur ce sujet : 1984, de Georges Orwell : une société futuriste où des « minutes de la haine » sont instaurées pour tout le monde contre un « ennemi » supposé…

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