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Publié le , Modifié le 21 septembre 2015

Le bizutage

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bizutageVous avez peut-être des souvenirs, ou des images de ce qui peut se passer pour les nouveaux, lorsqu’ils intègrent pour la première fois un institut, une école ou une formation. Bien qu’assez présent dans l’imaginaire, ce qui s’y passe réellement reste mystérieux voire secret.

Bizutagejournée d’intégration ou d’accueil, période de transmission des valeurs… autant de mots qui peuvent être utilisés sans distinction, alors qu’ils ne parlent pas de la même chose. Petit éclairage…

Qu’est-ce que le bizutage ?

Le bizutage est : « le fait pour une personne d’amener autrui, contre son gré ou non à subir ou à commettre des actes humiliants ou dégradants lors de manifestations ou de réunions liées au milieu scolaire ou socio-éducatif ».

Au regard de la loi, le bizutage ne doit donc pas se réduire aux seuls moments d’intégration. Le bizutage a donc un caractère de violence, physique ou psychologique, exercée collectivement.

Dans la réalité, le bizutage se manifeste le plus souvent lors de l’arrivée des nouveaux élèves. Pour éviter toute confusion, le CNCB (comité national contre le bizutage), propose de distinguer l’accueil et le bizutage.

–    l’accueil consiste à se mettre au service du nouveau, à l’accepter dans sa différence.
–    le bizutage consiste à utiliser son expérience pour mépriser le nouveau, exercer sur lui un chantage à l’exclusion : « si tu ne fais pas cela, tu n’auras pas d’amis et tu n’y arriveras pas ».

Dans certains types d’établissement, particulièrement soucieux de leur réputation, le bizutage est une pratique ancrée historiquement. Il est alors d’autant plus dur de la remettre en question. Malgré le caractère traditionnel de ces actes, ne perdez pas de l’esprit que personne ne peut vous infliger ce type de traitement, même si cela fait partie du fonctionnement institutionnel.

Qu’en disent les personnes concernées ou les victimes ?

Au-delà du fait que le bizutage est un phénomène connu de tous, ses effets sont parfois minimisés ou banalisés. En effet, certains propos sont contradictoires et entretiennent la confusion sur ce qu’on peut accepter ou pas de faire et de subir.
Certaines personnes diront peut-être : « on s’habitue au bizutage, on en garde même de bons souvenirs ». Derrière ces propos qui banalisent les faits, les humiliations publiques laissent des séquelles physiques et psychologiques parfois difficiles à assumer.
D’autres pourront ajouter : « c’était pénible, je ne dirai jamais le contraire. Mais je me suis dépassé. J’ai fait connaissance avec les membres de ma promotion, j’ai appris le sens de l’entraide et de la solidarité ». On voit bien à travers ces exemples que la souffrance entraînée par une situation de bizutage peut être ignorée.

La découverte d’une nouvelle école peut rendre difficile la perception du danger et bousculer nos repères : la pression du groupe, le besoin de se sentir intégré, la motivation personnelle pour accéder à une formation prestigieuse… Ces paramètres empêchent de réaliser la violence qu’impliquent les pratiques de bizutage. Si vous êtes dans ce type de situation, vous êtes la victime, et il existe des moyens pour vous défendre.

Dire non et s’en sortir

Pouvoir dire non : c’est d’abord repérer le danger. Face au bizutage, difficile d’identifier un coupable unique. Ce qui doit alerter c’est le silence, le manque d’information. Si on vous demande par exemple, de vous rendre à un lieu donné pour un week-end d’intégration, demandez à connaître le programme. Vérifiez que vous restez joignable et que vous pouvez communiquer en toutes circonstances.

Pouvoir dire non : c’est aussi s’opposer. Pas toujours évident de s’affirmer face à un groupe de personnes, surtout quand elles sont plus âgées et plus expérimentées, qu’elles possèdent quelque chose que vous désirez. Dîtes-vous que vous n’êtes pas seul, qu’il n’y a pas de honte à refuser de suivre une consigne qui n’a pas de sens à vos yeux, qui vous semble dégradante, humiliante ou dangereuse. On essaiera peut-être de vous faire passer pour un ou une lâche. En réalité, c’est bien une preuve de courage que de pouvoir affirmer une opinion personnelle, différente des autres.

En tant que « bizuteur », il peut être difficile de s’opposer, de ne pas accepter d’être dans le rôle du « méchant ». Le bizutage est un phénomène complexe face auquel on peut rester impuissant, quitte à reproduire ce qu’on a pu subir soi-même. Là encore, il faut avoir le courage de poser la question, de dire ce que d’autres pensent tout bas pour se sortir de cette spirale.

Que dit la loi ?

Rappelons encore une fois que la loi s’applique partout, même dans les milieux fermés de certains établissements. Le bizutage est puni de 6 mois d’emprisonnement et de 7500€ d’amende. Les chefs d’établissement sont responsables devant la loi de l’intégration des étudiants, et plus généralement de leur sécurité au sein de leur établissement.

Lorsque vous décidez de réagir, le mieux à faire est de prévenir des personnes extérieures : chef d’établissement, associations de parents, police. Vous pouvez également contacter directement le Comité National Contre le Bizutage (CNCB).

Ces démarches peuvent sembler difficiles à assumer seul, dans ce cas il est important de pouvoir avoir le soutien de parents ou de proches. Vous pouvez également appeler la ligne de Fil Santé Jeunes au 0800 235 236 (01 44 93 30 74 depuis un portable), nous joindre par chat’ ou sur l’espace Pose tes questions si vous vous sentez démunis face à une situation dont vous êtes témoin ou victime.

Pour des renseignements de nature juridique, par exemple pour savoir comment faire appel à la loi pour se défendre, vous pouvez joindre Jeunes Violences Écoute par téléphone au 0 808 807 700.

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