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LGBT+phobies

On parlera ici de LGBT+phobies pour évoquer toutes formes de violences commises envers les personnes LGBT+.

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Actuellement, le Code Pénal indique, dans l’article 225-1, que « constitue une discrimination toute distinction opérée entre personnes […] sur le fondement de leur sexe, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre » : les discriminations sont donc interdites par la loi, et les auteur-es de discrimination peuvent être sanctionné-es.⚖️

Pour commencer, quelques définitions… 🤔

Les expériences des personnes LGBT+ sont tout de même très différentes selon leur genre, leur orientation et leur identité. Pour pouvoir décrire ce que certaines personnes traversent, il existe des mots précis :

  • L’homophobie désigne les attitudes et manifestations de mépris, de rejet ou de haine envers des personnes homosexuelles ou supposées l’être. C’est un terme qui est employé pour parler des expériences des hommes gays, mais il est parfois utilisé pour parler de toutes les personnes homosexuelles, hommes ou femmes.
  • La lesbophobie caractérise l’hostilité, la marginalisation et le rejet des personnes lesbiennes : ce mot permet de parler d’un ensemble de discriminations, de violences et de préjugés spécifiques et différencié par rapport aux hommes gays. La lesbophobie c’est le croisement de l’homophobie et du sexisme.

Si tu veux en savoir plus sur la lesbophobie, il existe un Observatoire dédié à cette question.

  • La transphobie nomme les sentiments et manifestations de rejet, de mépris et de haine envers les personnes, ou les comportements, associés aux transidentités.

Savais-tu qu’il existe encore d’autres termes pour distinguer des expériences spécifiques, comme la biphobie, l’acéphobie, etc.? C’est essentiel que des nouveaux mots et définitions se créent pour pouvoir mieux nommer et décrire !

D’où ça vient les LGBT+phobies ?

Tous ces préjugés, ces discriminations et ces violences ne viennent pas de nulle part.

Les LGBT+phobies s’inscrivent dans une longue histoire d’exclusion et de répression par le corps médical et par les institutions. 😞

Pendant longtemps, l’homosexualité et la transidentité ont été considérées comme des maladies psychiatriques. Cette psychiatrisation a rendu légitime de nombreuses violences envers les personnes LGBT+, comme les thérapies de conversion qui sont interdites depuis 2022.

Le corps médical a pu participer à la culture du rejet, en considérant qu’il y a des corps « normaux » et d’autres « à corriger ». 😮

Si tu veux en savoir plus, tu peux trouver plein de ressources auprès du Collectif Intersexe

La loi a pu, elle aussi, être une grande source de discrimination. Par exemple, les couples homosexuels n’avaient pas le droit de se marier et d’adopter des enfants jusqu’en 2012. Aujourd’hui, les procédures de changement d’état-civil peuvent être longues et complexes pour les personnes trans par exemple.

Certaines productions culturelles ont pu, elles aussi, participer aux LGBT+phobies en véhiculant des représentations stéréotypées et négatives. De nos jours, on peut trouver plus facilement des représentations justes et positives, mais le poids de l’histoire culturelle pèse encore lourd même si cela est en train de changer positivement. 🙂

Cette longue histoire des LGBT+phobies a abouti parfois à des préjugés et des comportements de rejet banalisés, c’est ce qu’on appelle les violences ordinaires.  Les violences ordinaires sont malheureusement partout, dans des expressions, des questions indiscrètes, des regards déplacés, etc. Gardons en tête que le respect de tous.tes est la meilleure attitude. 🫶

Repérer les LGBT+phobies

Tu l’as compris, on parlera ici de LGBT+phobies pour décrire des expériences que peuvent parfois traverser toutes personnes LGBT+, peu importe son orientation amoureuse et son identité de genre, mais aussi des personnes qui peuvent être perçues comme LGBT+.

Les LGBT+phobies sont plus ou moins visibles : certaines situations peuvent être immédiatement identifiables comme LGBT+phobe (par exemple une insulte comme « pédé »), tandis que d’autres sont moins directes, et donc plus difficiles à repérer (par exemple un employeur ne va jamais dire ouvertement qu’il ne recrute pas une personne en raison de son orientation ou de son identité). Pour autant, toutes ces manifestations sont graves et ont des sérieuses conséquences pour les personnes qui en sont victimes.

 Les discriminations LGBT+phobe peuvent exister partout : au travail, à l’école, à l’université, dans l’espace public, dans la famille, dans le cercle amical, dans le voisinage, par des professionnel-les de santé, etc.

Les formes les plus graves des LGBT+phobies ce sont les violences, qu’elles soient verbales (insultes, menaces, moqueries, etc.), physiques (coups, blessures, homicides), psychologiques (discours haineux, intimidations, isolement, censure, etc.), sexuelles (harcèlement sexuel, agressions, viols).

Lutter contre les LGBT+phobies ✊

Tout le monde a des préjugés, ils sont souvent très présents dans la société et la culture.  Mais l’important c’est d’en prendre conscience, de pouvoir les nommer et les reconnaître.

Cette prise de conscience tout comme que la lutte contre les LGBT+phobies sont essentielles pour les personnes qui en sont victimes afin d’identifier ce qu’elles subissent et de faire reconnaître leurs droits.

Où en parler ?

Si tu as vécu-e ou si tu as été témoin des  LGBT+phobies, tu peux consulter un/une professionnel-le de santé (psychologue par exemple) dans un lieu d’écoute gratuit ou dans une association LGBT+.

Pour avoir des informations et du soutien, tu peux également t’adresser aux associations spécialisées comme SOS Homophobie et Stop Homophobie

Ce qui compte, c’est d’en parler à une personne de confiance, qu’elle soit professionnelle ou de ton entourage. Et bien sûr, si tu veux parler de tout ça, n’hésite pas à nous contacter à FSJ par téléphone au 0800 235 236 ou par ch@t !

Il existe aussi un dispositif d’information et de soutien. Il s’adresse aux personnes en questionnement sur leur orientation sexuelle et/ou leur identité de genre, à l’entourage, aux professionnel·le·s qui souhaitent aider une personne en difficulté.

LEIA (0800 004 134, de 8h à 23h, service & appel gratuits)

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