Les signes du mal être

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« J’ai le blues, le cafard. Ca ne va pas. Jj’ai le moral dans les chaussettes et la tête dans les choux. J’ai plus d’issue. J’en ai marre de souffrir. Je ne veux plus vivre. Bientôt, ça sera fini ». La tristesse et les déceptions font partie de la vie. Il est normal de se sentir déprimé après un évènement grave tel qu’un deuil par exemple. Parfois, un véritable mal-être s’installe, on a l’impression qu’on ne s’en sortira pas. Il s’agit peut-être d’une dépression qui a besoin d’être prise en charge. Comment repérer les signes du mal être et s’inquiéter au bon moment ?

Une tristesse normale

Dispute avec un ami, mauvaise note ou rupture amoureuse peuvent influencer notre état d’humeur. Un ras-le-bol passager peut se guérir par une bonne nuit sous la couette ou une grosse crise de pleurs. Le lendemain, c’est reparti ! Ces coups de cafard sont normaux au moment de l’adolescence et ne sont pas signes de mal être. Ils révèlent les difficultés d’accepter les bouleversements liés à la puberté et passent rapidement sans qu’on ait besoin d’agir. S’ils sont de courte durée et disparaissent sans aide, c’est un coup de blues. Rien d’inquiétant.

Une tristesse qui dure, des signes qui inquiètent

Agressivité, insomnie, repli sur soi, désintérêt, abandon d’activités, perte ou augmentation anormale d’appétit, fatigue, trouble du sommeil, douleurs physiques, consommation excessive de tabac et/ou d’alcool, automutilation, usage de drogues, mal au dos, idées noires voire suicidaires sont autant de signes d’alerte qui, s’ils durent, font penser qu’une tristesse profonde s’installe.

Des symptômes à ne pas négliger

Le premier signe du mal être est bien sur une profonde tristesse, un sentiment que tout va mal, que tout est noir et que plus rien n’est positif dans la vie. La mauvaise humeur ne passe pas. Même après un évènement traumatisant tel que le deuil d’un proche, le chagrin s’atténue petit à petit… sauf si le mal être est trop intense pour s’en sortir seul.
La caractéristique de cette tristesse est qu’elle est régulière. Les jours se suivent dans la noirceur. On sait immanquablement que, chaque matin, on se lèvera d’humeur morose.

Autre signe qui ne trompe pas : le ralentissement général. Quand on va mal, on est envahi par la fatigue, on ne parle pas, le courage disparaît, on ne s’implique plus à l’école ou dans les relations avec ses amis. On a une impression de décalage, comme si tout le monde allait à un autre rythme, n’est pas sur la même fréquence. Dans un état de mal être, la perte d’énergie et la sensation d’épuisement sont importants et s’accompagnent d’un manque de concentration et de difficultés de mémorisation.

La personne qui souffre de mal être pense qu’elle n’est bonne à rien. Son sentiment d’échec revient sans cesse et elle pense qu’elle ne mérite pas sa vie de famille ou l’amour qu’on lui porte.

S’en sortir…

Un coup de blues disparaitra grâce au réconfort des amis. Si ce n’est pas le cas, seul un traitement (médicaments et psychothérapie) permet de sortir la tête de l’eau. Si vous vous reconnaissez dans plusieurs des situations évoquées et que cela dure, n’hésitez pas à aller consulter votre médecin traitant, qui pourra poser le bon diagnostic et vous aider à retrouver la joie de vivre…

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