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Publié le , Modifié le 22 juillet 2014

Si tu parles, t’es une balance !

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On sait que lorsque l’on est témoin de violences, notre devoir citoyen est d’apporter notre témoignage pour dénoncer ces pratiques et aider la victime. Mais on peut être tenté de se taire par peur des représailles et par peur d’être étiqueté de « balance ».

Parler ou se taire

Pourquoi est-ce que l’on se tait alors que la situation nous dérange ? De quoi peut-on avoir peur ?

C’est très éprouvant d’assister, impuissant, à une agression. Tout comme la victime, on a peur de ce que l’on voit. La peur peut couper la parole.

On se tait aussi par peur que cela génère encore plus de violence envers la victime ou bien que l’on devienne la cible de représailles.

Pour s’assurer le silence des victimes ou des témoins, les agresseurs usent de menaces comme « si tu parles t’es une balance ». C’est alors la loi arbitraire du silence qui règne.  Dans cette « logique », parler de ce que l’on a vu serait alors trahir, « balancer ». Au risque que les autres nous renvoie l’image de quelqu’un de faible, d’être dévalorisé voire exclu du groupe. Or faire partie d’un groupe, être/faire comme les autres, c’est important pour se construire. En groupe, on se sent plus fort que tout seul. On peut avoir la sensation que le groupe protège, rassure et nous garantit une bonne « réputation ». Parfois certains groupes fonctionnent sur la menace et la domination.

Les  menaces des agresseurs  n’ont pas d’autre valeur que celle que les victimes leur accordent. Dans la plupart des cas, la menace de représailles est une tactique d’intimidation. Et si elle se révèle réelle, c’est une raison supplémentaire pour agir vite.

Se faire traiter de balance ne veut pas dire que l’on est une balance. Les agresseurs se servent de cette menace pour ne pas être identifié. Parler des violences dont on a été  témoin ce n’est pas balancer, c’est témoigner. C’est un acte courageux. Mettre des mots sur ce que l’on a vu, en faire part à d’autres, c’est casser la loi du silence et tenir tête aux intimidations des agresseurs qui redoutent d’être démasqués et punis.

Bien souvent, ces violences sont interdites par la loi. La violence n’est pas une fatalité. Quand on témoigne, on ne balance pas mais on joue son rôle de citoyen responsable. De ce fait, on respecte la victime, on la protège et on reconnaît que malmener quelqu’un n’est pas normal. Ne pas laisser faire, c’est éviter que ces violences ne se répètent.

Comment et à qui en parler ?

Pour être aidé quand on a été témoin de violences, on peut en parler avec ses parents, prévenir des adultes de son établissement scolaire (infirmière scolaire, professeurs, CPE…) pour qu’ils mettent un terme à ces violences et pour protéger la victime.

Dans l’anonymat, on peut appeler Jeunes Violences Écoute au 0808 807 700 ou Fil Santé Jeunes au 0800 235 236 pour avoir des conseils et des orientations.

Si c’est trop difficile d’en parler seul, on peut aussi témoigner à plusieurs en demandant aux copains de nous aider et de nous accompagner dans ces démarches.

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Une réflexion au sujet de « Si tu parles, t’es une balance ! »

  1. Comment faire j’ ai Balancer mon meilleur copains et maitenant il veut pu me parleer. Comment faire ? :sigh: 😥 😥 :sigh: :sigh: 😥 😥 🙁 🙁

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