Les maladies chroniques

Vers l’autonomie

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maladie-chronique« Je suis plus un gamin, je peux me débrouiller seul, laisse-moi, tu me fous la honte », tous les ados l’ont dit ou pensé. A l’adolescence, on cherche par tous les moyens à s’affranchir de l’autorité parentale et à s’affirmer, cette quête est la même pour tous. Envie de liberté, d’indépendance ? On aimerait ne plus avoir besoin des parents pour s’occuper de soi, prendre ses décisions mais aussi se faire des amis et les choisir, avoir une vie amoureuse. Malade ou pas, vous êtes à la recherche de l’adulte que vous deviendrez.Être un adulte, c’est pouvoir décider pour soi, être son propre guide, se débrouiller sans l’assistance permanente des parents, des profs, et des soignants.

Devenir adulte passe par le fait d’avoir son mot à dire sur son traitement, il faut apprendre à faire face à certaines situations, à évaluer la gravité d’une crise et à s’arranger pour vivre avec la maladie sans l’oublier et sans qu’elle prenne toute la place.

Mais l’autonomie, c’est aussi s’accepter tel que l’on est, c’est prendre soin de soi, et être à l’écoute de ses besoins et envies, et cela aussi en dehors de la maladie (sexualité, amitié, études.).

Devenir indépendant avec une maladie ou un handicap, cela peut être plus compliqué que pour d’autres. Parfois, on peut avoir envie d’oublier que l’on a besoin des autres à certains moments et pour faire aussi bien des choses simples que des gestes vitaux. Mais avoir besoin des autres, ce n’est pas forcément être dépendant d’eux comme un bébé. C’est souvent compliqué de se dire ça à l’adolescence. Alors, il ne faut pas oublier que celui qui aide le fait soit parce que c’est son métier soit parce qu’il vous aime et que ça peut lui faire plaisir de vous rendre service. Dans les deux cas, il ne s’agit plus de dépendance, mais d’un échange où chacun y gagne.

Devenir autonome quand on est malade, c’est aussi découvrir ses propres limites. Cela peut passer par une prise de risque, une mise à l’épreuve de son corps, une conduite dangereuse. Le côté positif, c’est bien sûr d’apprendre à prendre soin de soi, à être le plus libre possible par rapport au traitement.

Mais cela peut aussi être devenir le maître de son corps et de sa maladie en jouant avec le traitement, en faisant comme si cela n’était pas important et que l’on était plus fort que tout. Si cela vous arrive, ça ne veut pas forcément dire que vous avez envie de mourir même si vous vous mettez en danger.

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C’est peut-être juste le signe que vous avez envie de vous prouvez que vous avez le choix, que vous maîtrisez votre corps, que la maladie n’existe pas alors que vous si! Mais n’oubliez pas, risquer sa vie pour 15 minutes de liberté, est-ce que cela vaut le coup ? Être autonome, c’est aussi savoir s’arrêter quand il le faut, savoir différencier le jeu d’une réalité qui pourrait vous amener à l’hôpital. En vous connaissant, en écoutant votre corps et ses envies, en respectant vos limites, vous pourrez avancer dans la vie sur un chemin qui sera le votre.

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