Violences envers soi-même

D’où vient l’envie du risque ?

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Mise en danger, conduite à risque : voici deux expressions qui reviennent souvent lorsque l’on évoque l’adolescence. Mais pourquoi particulièrement à cette période de la vie a-t-on besoin de prendre des risques ?
Et comment se fait-il que dans beaucoup de situations l’envie du risque se transforme en mise en danger ?

Le goût du risque par défi

A l’adolescence on peut se sentir un peu fragile ou vulnérable, prendre des risques est alors une manière de prouver son indépendance, sa force. C’est une manière de s’affirmer. On peut avoir la sensation de complétement gérer la situation et que les choses graves « n’arrivent qu’aux autres ». Dans ces moments-là, on peut se sentir comme immortel. Ce risque-là est tout à fait grisant, excitant… jusqu’à ce qu’une catastrophe arrive !

Parfois on relève le défi pour faire comme les autres, ou s’intégrer à un groupe. On peut alors se mettre gravement en danger en buvant trop  ou en pratiquant des jeux dangereux  pour impressionner les copains.

Défier le risque est aussi une façon de montrer aux parents qu’ils ont moins de prise sur nous, nous ne sommes plus leur « bébé » puisqu’on brave tout un tas d’interdits qu’ils avaient fixés. On voudrait leur prouver ainsi qu’au monde entier qu’on peut se débrouiller sans eux.
Mais en se mettant en danger, est-ce qu’on ne cherche pas à faire peur aux adultes et à se faire peur à soi-même ? Coucher sans préservatif, conduire trop vite, mentir à ses parents quand on sort le samedi soir autant de situations où l’on défie l’autorité, mais aussi la mort.

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Flirter avec la mort

Lorsqu’on vit une période de mal-être celui-ci peut être tellement fort que l’on a besoin de l’éprouver dans son corps en se mettant en danger. C’est ce qu’on appelle avoir recours à des conduites à risque : scarification, prise de drogue, restriction alimentaire, etc. Ces comportements donnent l’illusion de reprendre le contrôle. On joue avec les limites, on frôle la mort, on y goutte sans vraiment plonger dedans, jusqu’à prendre le risque de perdre le contrôle.
Au moment de la montée d’adrénaline toute notre attention est focalisée sur ce qu’on ressent dans le corps et l’on oublie tout le reste. C’est pour cela que les conduites à risque sont addictives et peuvent sembler être une solution au mal-être. Comme si risquer la mort permettait de s’approprier sa vie.

Attention, même si le risque est tentant, notamment quand tu vas mal, il ne résout pas tes problèmes. N’hésite pas à nous appeler au 0800 235 236 si tu sens que tu te mets régulièrement en danger !

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