Les troubles DYS

Troubles DYS : la scolarité

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DysPeut-être as-tu déjà entendu parler des PAI, PPS, PAP, ULIS, ou AVS ? Sous ces sigles mystérieux se cachent des dispositifs de l’Éducation Nationale permettant aux élèves en situation de handicap de bénéficier d’une scolarisation adaptée.

L’aménagement de la scolarité est nécessaire pour étudier dans de bonnes conditions, ce n’est pas un privilège mais une adaptation pour améliorer son quotidien. C’est comme d’avoir des lunettes ou une canne blanche pour les malvoyants.

Le PAI – Projet d’Accueil Individualisé

Au départ, le Projet d’Accueil Individualisé (PAI) a été mis en place pour les élèves atteint d’un trouble de santé somatique qui nécessite un aménagement, comme le diabète, l’asthme ou les allergies alimentaires.

Grâce au PAI, la scolarité de l’élève peut se dérouler dans les conditions classiques. C’est un dispositif interne à l’établissement qui ne nécessite pas l’accord de la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées).

Le PAI a été beaucoup utilisé pour mettre en place certaines adaptations d’enseignement pour les élèves DYS qui ont, depuis janvier 2015, leur projet personnalisé spécifique : le Plan d’Accompagnement Personnalisé – PAP.

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Le PAP – Plan d’Accompagnement Personnalisé

Ce nouveau dispositif, consultable dans la circulaire n°2015-016 du 22 janvier 2015 (parue au BO n° 5 du 29 janvier 2015), a été créé pour simplifier les démarches concernant les aménagements de la scolarité des élèves souffrant de troubles des apprentissages.

Il n’y a plus besoin de passer par la MDPH pour demander l’autorisation d’aller chez l’orthophoniste durant le temps scolaire ou encore pour alléger le travail scolaire. Il s’agit donc d’un projet interne à l’école qui peut être mis en place sur proposition des enseignants (conseil des maîtres, conseil de classe…) ou à la demande des parents (ou de l’élève, s’il est majeur). Il est élaboré sous la responsabilité du directeur de l’école ou du chef d’établissement et se met en place avec l’accord du médecin scolaire.

Le PPS : Projet Personnalisé de Scolarisation

Le PPS  s’adresse aux élèves reconnus  « handicapés » par la MDPH.
Pour en bénéficier, la famille doit remplir un dossier et le déposer à la MDPH. Après examen, la MDPH définit les actions pédagogiques, psychologiques, éducatives, sociales, médicales et paramédicales répondant aux besoins particuliers des élèves présentant un handicap, en tenant compte de ses besoins et des souhaits de la famille : besoin d’un ordinateur, de s’absenter pour suivre une rééducation, etc…

Généralement, un élève DYS suit sa scolarité dans une classe ordinaire. Mais lorsque le trouble est trop important, le PPS peut proposer une inscription dans une classe particulière, ULIS – Unités Localisées pour l’Inclusion Scolaire. Ces classes permettent l’accueil dans un collège, un lycée général et technologique, ou un lycée professionnel d’un petit groupe d’élèves présentant le même type de handicap (déficience visuelle, auditive, troubles spécifiques du langage écrit et de la parole…).

Concrètement

Le PPS est incontournable dans certains cas précis :

– lorsque les aménagements modifient les dispositions réglementaires de la scolarité : temps partiel, dispense de certains enseignements…
– lorsqu’il faut utiliser des matériels pédagogiques divers, notamment un ordinateur…
– lorsqu’il faut un accompagnement par un « AVS ». Aujourd’hui on parle d’Accompagnant des Élèves en Situation de Handicap AESH (qui remplace les AVS – Auxiliaire de Vie Scolaire). Il vient en aide aux élèves au sein de la classe ou lors des activités périscolaires. Sa tâche consiste à aider aux déplacements l’élève handicapé, à l’installation ou à la manipulation de matériel, à faciliter et stimuler la communication entre le jeune handicapé et son entourage, ou toute aide définie avec l’enseignant.

Aménagements spécifiques pour les examens :
Pour ceux qui passent le brevet, le baccalauréat ou tout autre examen, il est possible de bénéficier de certaines adaptations  afin de garantir les mêmes chances à tous les candidats. La demande est à faire auprès de l’un des médecins désigné par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH), relevant de la MDPH, ou du médecin scolaire de son établissement. On peut ainsi avoir droit à :

–    du temps supplémentaire pour une ou plusieurs épreuves, qui ne peut excéder le tiers du temps normalement prévu pour chacune d’elles. C’est ce qu »on appelle le « tiers temps ».

–    des aides techniques ou humaines (par exemple en cas de difficultés pour lire les consignes).

–    la conservation, pendant 5 ans, des notes obtenues à l’un des examens.

–    l’étalement du passage des épreuves sur plusieurs sessions.

–    des adaptations d’épreuves ou des dispenses d’épreuves, rendues nécessaires par certaines situations de handicap.

Voici un tableau pour t’aider à t’y retrouver :

Tableau scolarité

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